La Ferme de la Solive, une entreprise encore méconnue il y a 31 ans!

La Ferme de la Solive fondée au départ avec seulement 9 lignes de fraises en plein champ sans irrigation est devenue, en l’espace de quelques années, une entreprise incontournable réputée pour la qualité gustative de ses fraises.

Premier en région hannutoise

Tout commence en 1989, Michel Mazy, fils d’agriculteur, loue une petite parcelle de terre de son père. Il travaille la terre pour la création de buttes, sans couvertures plastiques et sans tuyaux d’irrigation. Les premiers fraisiers sont juste paillés pour empêcher la croissance des mauvaises herbes.

Il installe dès lors un parcours fléché qui démarre le long de la route de Namur, au niveau de la pompe à essence de Moxhe, pour arriver à la ferme de ses parents. Le succès est immédiat. Des dizaines de personnes affluent chaque jour à la ferme. Les clients sont accueillis dans l’ancienne laiterie, remise à neuf et transformée en petit magasin. Les parents de Michel s’occupent de la vente pendant que lui et son épouse cueillent et irriguent chaque fraisier manuellement.

Michel reprend la ferme de ses parents en 1993, qu’il rebaptise « Ferme de la Solive », car la ferme se situe le long sentier qui mène au pont de la Solive de Moxhe.

Lorsque nous nous interrogeons sur les raisons du succès des fraises de la Ferme de la Solive , nous sommes amené à évoquer leurs valeurs.

Michel Mazy reste un adepte du respect de la terre à travers une passion transmise par ses parents agriculteurs.

Ainsi, il a mis un point d’honneur à perpétuer leurs traditions.

Par conséquent, il opte pour des procédés en harmonie avec ses valeurs telles que la rotation des cultures ; autrement dit, les fraises sont plantées sur la même parcelle tous les 5 à 6 ans. Il ne pratique ni la désinfection chimique du sol, ni la fertirrigation (ajout d’engrais chimique par le réseau d’irrigation) et n’utilise pas d’engrais organiques comme le lisier contenant des résidus de l’agriculture intensive (antibiotiques, engrais chimique).Les fruits sont cueillis tôt le matin et vendus le jour même sans report au lendemain, pas de passage au frigo sauf en cas de canicule.

La Ferme de la Solive n’a pas toujours été un « long fleuve tranquille »

De 1994 à 2005, la Ferme de la Solive n’a fait qu’augmenter ses volumes de cultures pour finir avec 15 serres-tunnels et quelques 50 lignes en plein champ de 160m de long!
Durant ces années-là, en plus du magasin à la ferme, Michel vend presque l’entièreté de sa récolte dans les criées flamandes du coté de Saint-Trond.

Afin de gérer la cueillette, une grande équipe de saisonniers a été nécessaire, ainsi que toute une infrastructure pour le stock et la logistique.

Bref, des moyens et des investissements considérables qui ont mené Michel à s’aventurer dans une situation qui était bien loin de son idée d’origine.

Il ne veut plus produire pour ces criées-là! Ce système, pour être économiquement viable, demande un trop gros volume de production qui l’obligent à privilégier le quantitatif au qualitatif. Michel veut retrouver ses propres valeurs et faire ce qu’il fait de mieux : une fraise bien parfumée et sucrée.

La vente directe aux consommateurs

De 2006 à aujourd’hui, Michel a complètement changé son mode de production, pour qu’il soit en accord avec la nature et dirigé vers les consommateurs et non les distributeurs.

Il vend presque uniquement en direct via ses petites cabanes situées le long des routes. Le surplus de production quant à lui est vendu occasionnellement à la criée de Wépion.

De tels choix nécessitent forcément un travail considérable qui toutefois est récompensé par une sérénité environnementale.

Un message pour l’avenir

La Ferme de la Solive veut une agriculture qui économise les ressources pour les transmettre aux générations suivantes, et en finir avec les produits chimiques.

L’agriculteur : Michel Mazy